La zone de confort est une notion centrale dans le développement personnel. Elle définit un environnement, une situation dans lesquels on se sent à l’aise.

On est bien dans sa zone de confort…et on a pas trop envie de s’en sortir. C’est là tout le problème !

Beaucoup des décisions que l’on prend sont en réalité dictées par la peur de l’adversité et de la difficulté. On préfère plutôt s’enfermer dans ses certitudes, en bref, on préfère rester dans notre zone de confort.

Plus notre zone de confort est limitée, plus notre potentiel est bridé.

  • On a peur de se lancer dans des aventures ou des projets
  • On a peur d’entreprendre
  • On a peur d’aller vers les autres
  • On ne se sent pas capable de se lancer dans tel ou tel défi

La zone de confort est donc une pensée limitante. Elles nous empêche de changer de vie et de réaliser nos rêves.

Les adeptes du développement personnel cherchent à repousser leurs limites toujours plus loin et surtout à prendre l’habitude d’évoluer en dehors de cette « prison de confort ».

Le pouvoir des pensées limitantes

Observez les idées suivantes :

  •  Apprendre l’Allemand en suivant un cours de langue pendant 6 mois
  •  Partir en road trip en Europe de l’Est
  • Réaliser son projet d’entreprise que l’on a depuis des années
  • Sortir dans les lieux publics pour faire de nouvelles rencontres
  • Commencer un nouveau sport pour se remettre en forme

Toutes les idées énoncées sont de « bonnes idées ». Si vous les mettiez en application, il y a fort à parier que votre vie s’améliorait d’une manière ou d’une autre.

Apprendre une langue, partir en voyage ou entreprendre sont des choses positives pour son développement personnel…

Et pourtant, pour chacune de ces idées, vous pouvez trouver des dizaines d’excuses pour ne pas les mettre en application ; ça coûte cher, je n’ai pas le temps, ça ne me sera pas utile, etc.

En réalité, la vraie raison, c’est que vos pensées limitantes vous bloquent. Et ça, c’est déjà la zone de confort. Plutôt que de vous lancer dans de nouveaux défis, vous préférez rester dans un état figé en prétextant des excuses.

La zone de confort est une pensée limitante car elle nous fait croire que d’aller à l’encontre de ses habitudes, c’est s’attirer des problèmes.

Vous n’êtes pas de mauvaise foi pour autant. Ce n’est pas vraiment de notre faute pour une raison simple : La zone de confort est une construction de notre société.

– Il faut faire des études parce que c’est soi-disant la seule façon de s’en sortir
– Il faut se fondre dans la masse afin de ne pas attirer l’attention et d’éviter les problèmes
– Il faut accepter un job qui ne nous plaît parce que sinon on a l’air d’être un paria

Tous ces jugements de valeurs finissent par nos enfermer dans des schémas mentaux confortables…Et quand une occasion de se bousculer se présente, on a ce réflexe « de confort » qui nous bloque…

Comment oser sortir de sa zone de confort peut changer sa vie

En repoussant vos limites constamment, vous êtes en mesure de façonner un quotidien qui vous ressemble.

A l’inverse, sans passage à l’action, vous tombez très vite dans une routine où il y a très peu de stimulation, où rien ne se passe.

Apprendre sortir sortir de sa zone de confort, c’est au final prendre l’habitude de se construire une vie qui nous plaît et qui nous ressemble !

Les exercices pour quitter sa zone de confort 

1) Visualisez votre zone de confort à cet instant

Avant d’en sortir, vous devez dans un premier temps connaître ses limites. Faites un état des lieux de votre zone de confort en questionnant les différents aspects de votre vie :

– Est-ce que j’ai tendance à regarder toujours les mêmes films ?
– Est-ce que je vais manger dans les mêmes restaurants ?
– Est-ce que je reste avec les mêmes amis la plupart du temps ?
– Suis-je capable de remettre en questions mes opinions politiques ?
– Ai-je l’habitude de discuter avec des gens qui ne sont pas d’accord avec moi ?
– Suis-je réticent(e) au changement de manière générale ?
– Est-ce que mes vacances se ressemblent chaque année ?
– Est-ce que j’apprends de nouvelles choses tous les jours ?
– Est-ce que je fréquente des personnes qui aiment le changement ?
– Ai-je l’impression de faire tous les jours la même chose (La routine…)
– Suis-je épanoui dans ma vie sentimentale et sociale ?
– Est-ce que j’ose prendre des risques de manière générale ?

Ces différentes questions (et leurs réponses) vous permettront de connaître les limites actuelles de votre zone de confort. N’hésitez pas à questionner d’autres aspects.

Plus vous avez des réponses, plus vous serez en mesure de poser un bilan précis.

2) Quelle est ma destination, quel est mon objectif ?

Sortir de sa zone de confort vise à une chose : Améliorer sa vie pour vivre plus heureux et se rapprocher toujours plus du bonheur !

Très important donc de fixer une objectif.

Une manière simple de le faire et de reprendre les questions que vous vous êtes posées au point 1 et d’ajouter à coté, ce que vous souhaiteriez au fond de vous.

Par exemple :

– Est-ce que j’ai tendance à regarder toujours les mêmes films ?
> Non, je fais en sorte de regarder une multitude de films provenant d’époques, de pays et de genre différents.

– Est-ce que je vais manger dans les mêmes restaurants ?
> Non, je ne vais même jamais deux fois au même endroit !

– Est-ce que je reste avec les mêmes amis la plupart du temps ?
> Non, j’apprécie me confronter à de nouvelles personnes et d’enrichir par la même occasion nos différents points de vue.

– Est-ce que j’ose prendre des risques de manière générale ?
> Oui, j’ai l’habitude de prendre des décisions qui me font sortir de mes habitudes.

3) Passez à l’action en osant prendre des risques

Sans passage à l’action, rien ne pourra jamais se produire. Pour s’affranchir de sa zone de confort, cela demande de prendre des décisions et de passer à l’action.

Prenez un domaine dans lequel vous aimeriez bien sortir de votre zone de confort et commencez par mettre en place un plan d’action.

Inutile de s’attaquer tout de suite à gros chantiers. Préférez plutôt partir sur des petits objectifs qui restent atteignables. Plus vous aurez l’habitude d’évoluer en dehors de votre zone de confort, plus vous pourrez vous attaquer à des objectifs plus importants.

4) Ne vous laissez pas abattre par l’échec

On préfère souvent la sécurité de la zone de confort car on a peur de l’échec. Plutôt que d’échouer, on préfère ne rien faire…L’échec fait partie intégrante dans la vie. Personne n’est parfait, personne n’a les compétences dans tous les domaines pour tout réussir du premier coup.

N’ayez pas peur d’échouer.

Effectivement, vous n’allez pas toujours tout réussir. Certains échecs sont plus durs à encaisser que d’autres mais cela ne doit pas vous empêcher de toujours chercher à repousser vos limites.

Profitez de chaque échec comme une leçon.

5) Rejetez les certitudes

Avez-vous la certitude absolue que votre situation actuelle est ce qu’il y a de préférable pour vous ?

Si vous avez un objectif en tête, êtes-vous sûr à 100 % que vous êtes entrain de prendre des risques ?

Les notions d’échec et de risques sont bien souvent des vues de l’esprit. Un projet peut ne pas aboutir comme vous l’auriez souhaité mais cela ne veut pas dire que c’est un échec pour autant.

Par exemple, vous décidez de lancer un projet avec un associé. L’entreprise échoue…mais la rencontre avec cet associé peut très bien aboutir sur la création d’une autre entreprise qui réussir par la suite !

Ne vous enfermez pas dans des certitudes qui cherchent à catégoriser à tout prix !

Exemple d’exercices pour oser sortir de sa zone de confort en un rien de temps

Si vous êtes du genre fonceur et que vous ressentez le besoin de sortir de la zone de confort de manière radicale, on a sélectionné pour vous quelques challenges auxquels vous confrontez.

A) Choisir une destination au dernier moment et partir

Choisissez au hasard un billet d’avion pour vous rendre dans une capitale européenne ! Ne préparez rien, pas de bagage, pas d’itinéraire, pas de réservation, laissez-vous juste transporter par le flot des événements.

Si vous cherchez à planifier, vous êtes déjà entrain de créer un sentiment de sécurité, vous êtes donc déjà entrain d’évoluer dans votre zone de confort. Cherchez plutôt quelque de chose de radical : Ne planifiez rien et partez !

Et c’est encore mieux si c’est un pays où vous ne parlez pas la langue 🙂

B) Montez en compétence dans un domaine où vous n’avez pas d’affinité

On est plutôt optimiste…On pense sincèrement que chaque domaine, chaque activité a de l’intérêt quand on s’y intéresse un peu.

Pourquoi ne pas chercher à développer des compétences dans un domaine qui ne vous intéresse pas au premier abord ? Pourquoi ne pas apprendre une langue que vous ne jugez pas utile ?

Pourquoi cet exercice est intéressant ? Parce qu’il va contre l’idée qu’il faut toujours faire des choses « utiles ».

Rappelez-vous plus haut quand nous parlions de certitudes. La certitude de croire que telle ou telle chose est utile permet de balayer le reste en arrivant à se convaincre qu’une autre chose est inutile.

On ne veut pas s’embarquer dans une aventure parce qu’on ne la juge pas utile…Pour repousser les limites de sa zone de confort, il faut apprendre à composer avec l’inconnu et embrasser l’incertitude !

Effectivement, apprendre le polonais ne vous sera peut-être pas d’une grande aide au quotidien…Mais peut-être que ça vous permettra de bosser un jour dans un hôtel 5 étoiles à Varsovie…

C) Fréquentez un espace de discussion contraire à vos valeurs politiques

C’est quelque chose qui est très rare chez les personnes avec de fortes opinions politiques. Apprendre à s’ouvrir au débat, c’est aussi apprendre à remettre en question ses pensées et ses schémas mentaux. C’est une manière concrète de sortir de sa zone de confort.

Quand on fréquente des lieux (physiques ou virtuels) où les gens sont d’accord avec nous, on finit par se complaire dans un environnement confortable où tout l e monde partage le même avis.

A l’inverse, échangez avec des personnes qui ont des vues complètement différentes sur un sujet force à nous faire réfléchir autrement, ce qui est très enrichissant sur le plan personnel.

Cela permet aussi de bousculer certaines de ses certitudes (décidément, on dirait qu’on a une dent envers les certitudes…)

D) Adresser la parole à des inconnus dans les espaces publiques

Rencontrez-vous régulièrement de nouvelles personnes ? Pas sûr pour une raison simple, les occasions se font finalement assez rares. Après tout, on prend très vite ses habitudes au niveau du cercle social.

Quand on est jeune, les changements de classe font qu’on fréquente plusieurs cercles au fil des années…

Mais quand on rentre dans la vie active, on finit par perdre cette habitude et les relations sociales ont tendance à se figées.

Un excellent moyen d’y remédier est de chercher des interactions avec d’autres personnes dans les espaces publiques : Cela peut-être au supermarché, dans les musées, dans une file d’attente à la banque et autre.

La timidité est une caractéristique naturelle…C’est parfaitement normal de ne pas être à l’aise en présence de personnes que l’on ne connaît pas et c’est pour cette raison que c’est un super exercice pour sortir de sa zone de confort.

Rassurez-vous les interactions n’ont pas besoin d’être profondes. Vous pouvez vous contenter de quelques banalités…En ce faisant, vous n’êtes pas à l’abri de faire de très belles rencontres amicales ou pourquoi pas sentimentales…

C’est tout l’objectif de prendre l’habitude de sortir de sa zone de confort : Cela permet de se créer des opportunités et de profiter de la richesse de chaque moment !

Une objectif qui peut prendre du temps

Quand on décide de reprendre sa vie en main, apprendre à évoluer en dehors de sa zone de confort est la première étape.

C’est un processus qui n’est pas forcément naturel et qui peut demander du temps. Ne vous découragez pas si vos premiers essais se révèlent infructueux.

Comme toute les disciplines, avec l’entraînement et l’expérience, vous serez bien plus à l’aise pour sortir de votre zone de confort !